Depuis que je suis dans le monde des drones & des skates électriques, je ne rêve que d’une chose : avoir une imprimante 3D à la maison pour imprimer toutes sortes de choses. C’est chose faite depuis fin décembre, j’ai une Dagoma DiscoEasy 200 à la maison ! Il s’agit d’une petite imprimante française à 299€, parfaite pour découvrir cet univers et se faire plaisir !

Présentation

Pour faire simple, Dagoma propose depuis quelques années (ce ne sont pas des débutants, loin de la) des solutions d’imprimantes 3D à petit prix, à monter soi même et facile à l’entretien : chaque pièce peut être changé facilement, imprimé directement sur une imprimante 3D pour les pièces de structure, et tout cela avec un SAV français ! Les premiers kits commencent à 299€, tout est fourni dans un petit carton tout joli, et il faut compter ensuite entre 2 et 5h de montage et de réglage pour que tout fonctionne.

On peut faire quoi avec ? Et bien c’est tout simple : imprimer n’importe quelle pièce à la géométrie simple ou compliquée, du moment qu’elle ne dépasse 200 x 200 x 200 mm. Le matériau principal de la Dagoma DiscoEasy 200 est le PLA, un plastique biodégradable et « moins nocif » pour la planète que ses petits copains en ABS. Il est aussi possible d’imprimer avec des filaments souples (pour des coques de smartphones par ex) ou des filaments « bois » ou même avec des particules de métal à l’intérieur… yen a pour tous les goûts !

Le principe de Dagoma avec sa DiscoEasy 200 est de proposer une imprimante 3D « grand public » , on charge son fichier 3D, on appuit sur « print » et on revient quelques heures après pour voir le résultat de l’impression (oui quelques heures, les gros objets peuvent prendre jusqu’à 24h d’impression, les plus petits ne prenant que quelques minutes !).

L’imprimante utilise un consommable (ici c’est pas des cartouches…) : il s’agit de rouleaux de fil en plastique, qu’on paie entre 25 et 40 € la bobine. Avec 1 bobine il est possible d’imprimer des dizaines d’objets (pendant ce test, j’ai dépensé 1 seule bobine…), et donc les objets reviennent au final à quelques € chacun, une broutille quand on voit comment ça peut nous aider !

Petite particularité de Dagoma, la plupart des pièces de l’imprimante sont imprimées, par des Dagoma justement ! Les Dagoma se reproduisent donc presque toutes seules !

Déballage et montage

J’ai fait une petite vidéo sympa pour vous montrer les phases principales depuis le déballage du carton jusqu’à l’assemblage final. C’est tout simple, et je me suis aidé d’une video qui explique exactement comment s’y prendre. Finalement c’est un gros LEGO géant, avec quelques fils électriques à brancher à la fin.

Aucune difficulté particulière, le montage est bien utile car il permet à chacun de comprendre à quoi sert tel ou tel élément. Ce sera pratique le jour où on voudra faire évoluer la Dagoma DiscoEasy 200 et lui donner des « supers pouvoirs » (oui on peut la faire évoluer…). De mon côté, une erreur de montage dans les courroies m’a fait rater mes 2 premières impressions, et c’est vite rentré dans l’ordre quand je le suis aperçu de mon erreur.

Au chapitre des outils à utiliser, rien de bien nécessaire à part un tournevis plat & long. Les clés 6 pans sont fournies par Dagoma dans la boite.

Une fois le montage effectué, on passe aux premiers réglages. Une fois de plus, Dagoma a bien pensé les choses en proposant un tuto directement depuis une application mac ou pc : il faudra donc avoir un ordinateur portable proche de l’imprimante pour réaliser ce premier réglage de « planéité du plateau » et réglage de la première couche. L’imprimante d’ailleurs commence à imprimer votre premier objet à ce moment là, et c’est la magie de l’impression 3D qui s’offre à vous : voir l’objet se créer sous vos yeux est un peu magique !

Ensuite, on recommande de tout de suite imprimer un petit badge / porte clé Dagoma, histoire de voir que tout va bien chez vous. C’est l’occasion de découvrir Cura by Dagoma, le logiciel qui permettra d’importer un modèle 3D récupéré sur internet, et de l’imprimer chez vous : il va créer le programme d’usinage (les trajectoires de la tête d’impression) et régler les petits détails comme la température de chauffe de l’imprimante, le niveau de détail souhaité etc.

Ce logiciel est d’une simplicité incroyable et fonctionne vraiment bien pour moi. Au chapitre des satisfactions, il indique en temps réel (au fur & à mesure que tu l’utilises) le temps d’impression : il est ainsi possible de voir l’influence de tel ou tel paramètre sur le temps au final nécessaire pour l’impression, mais aussi le nombre de gramme de plastique nécessaire. Top !

Il permet aussi de voir un aperçu de la pièce et des façons dont elle sera imprimée, on peut aussi changer l’échelle de la pièce à la volée (imprimer une figurine en tout petit pour voir …), ajouter d’autres pièces à imprimer en même temps que la première. Bref, c’est THE couteau suisse, qui marche bien, efficace et très facile d’utilisation pour débuter.

Les premières impressions avec la Dagoma DiscoEasy 200

On conseille en général d’utiliser ses premières impressions pour se fabriquer un petit dérouleur de fil pour l’imprimante. En effet celle ci n’est pas livrée avec mais Dagoma livre un modèle 3D pour celle ci, histoire d’imprimer son premier objet « utile » et c’est cela que j’adore avec l’impression 3D en général…. La seule limite à l’impression 3D est finalement notre imagination et notre sens de la conception !

Une fois ce support de bobine imprimé et installé, il sera possible de se lancer dans d’autres impressions plus ou moins utiles. Personnellement, j’ai utilisé mes premiers grammes de PLA pour imprimer des petites figurines et voir un peu la précision possible avec cette Dagoma DiscoEasy 200. Je vous donne d’ailleurs un aperçu de mes premiers prints :

Une fois ces premières impressions réalisées, c’est maintenant le moment de … concevoir ses propres pièces, ou d’aller les récupérer directement sur des banques d’objets en ligne !

Des exemples d’impressions 3D

Maintenant que vous connaissez la base, le « comment ça marche », et bien il est temps de vous laisser imaginer la puissance de ce genre d’appareil. Attention, tout ceci n’a pas forcément été imprimé par une Dagoma, mais ça peut vous donner des idées. Pour trouver ces modèles, rien de plus simple: aller sur Thingiverse , Cults3D , Pinshape etc…

On commence par des trucs utiles pour la maison….

D’autres trucs utiles pour la tech ou le bureau :

Des trucs utiles pour les bricoleurs

Des jouets pour les enfants (ou pour vous)

De la déco

Vous en voulez plus ? Je vous encourage à suivre mon compte instagram si vous voulez voir les impressions que je réalise… Je publie des photos mais aussi pas mal d’exemples dans mes « stories » !

Les bonus

L’idée existe depuis quelques temps, et je trouve ça super top : Dagoma commercialise des « box » qui permettent d’imprimer soi même une partie d’un objet, et d’utiliser les pièces détachées fournies dans la box pour terminer l’objet : par exemple il sera possible d’imprimer et de faire fonctionner une petite enceinte bluetooth, un skate, ou même un petit robot. Là où l’idée est encore plus intéressante c’est que ces box sont issues de la communauté, et que Dagoma reverse quasiment tous les bénéfices réalisés à leur créateur. Les personnes étant super créatives peuvent donc proposer des idées et des réalisations & être rémunérées ensuite !

Pour terminer, j’aimerai dire quelques mois du SAV. Avant de me lancer dans cette aventure avec Dagoma, j’ai entendu que du bien du SAV, qui est réactif et qui sait rapidement identifier les problèmes à distance. De même, la communauté autour des imprimantes Dagoma étant assez grande, il est possible d’avoir facilement de l’aide sur les forums francophones sur l’impression 3D. Par contre, parlant de mon cas personnel, j’ai eu un souci avec l’imprimante pendant mon test (un fil dessoudé au niveau de la tête d’impression) et l’imprimante s’est arrêtée de fonctionner directement. J’ai suivi la procédure normale, laissé un message au service client un mercredi soir, et j’ai eu rapidement quelqu’un au téléphone et qui m’a tout de suite diagnostiqué la panne et m’a proposé plusieurs solutions de réparation. Le SAV est quelque chose de très important je pense, quand il s’agit d’impression 3D (ya toujours des petits soucis…) et Dagoma étant en France gagne tout de suite des points.

Conclusion sur la Dagoma DiscoEasy 200

J’adore le concept, j’adore cette machine, et j’ai envie de vous dire que la seule limite à l’utilisation de cette machine c’est votre imagination… C’est un peu le résumé de mon avis sur cette Dagoma DiscoEasy 200.  C’est un outil qui va énormément m’aider dans les prochains mois dans la fabrication de pièces pour mes skates, mais aussi pour faire tous pleins d’ustensiles pour la maison, de la déco, des petits objets pratique en voiture, dans le garage… bref, j’adore les nouvelles possibilité offertes par ce genre de procédé de fabrication.

La DiscoEasy 200 porte bien son nom, elle est plutôt facile à utiliser et elle est simple et fonctionnelle. J’espère juste qu’elle durera longtemps et que je pourrai m’en servir « à fond » pendant encore plusieurs mois ou années ! Dagoma, on compte sur toi, ne nous déçoit pas sur le SAV ! 🙂

Vous souhaitez acheter une Dagoma et avoir une bobine gratuite en étant mon « filleul » ? Contactez moi et je vous donnerai mon adresse email à entrer dans le champ adapté !

  • Hello, merci pour ton test !
    Ayant remis en place mon 3M bleu pour le support, je vais pouvoir me remettre au test de la mienne !
    Il me semble que tu avais parlé de vidéos qui t’avais aidé pour les premiers réglages, les aurais tu toujours sous le coude ?
    Merci !

  • laurent ARTOLA

    Super article ! je vais me renseigner pour la maison ! 😉
    Juste un petit point, il y a une coquille dans le texte « Pour terminer, j’aimerai dire quelques mois du SAV.  » Je suppose que tu voulais dire « quelques mots »
    Continue comme ça en tout cas ! 😉
    @+

  • Mathieu De Valkeneer

    Top ton test! Pas sur que madame voit l’intérêt si j’en achetais une (:p) mais j’avoue que ça donne envie 🙂

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