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Mon workflow photo : comment je « travaille » avec Lightroom ?

By 14 novembre 2021novembre 16th, 2021Matériel photo, Tests & Dossiers

Il y a quelques années, j’ai écrit un article dédié au stockage / archivage de mes photos. Ici je vais vous proposer un complément un peu plus « dense » qui détaille mon workflow photo actuel, fin 2021 : comment j’importe, je traite mes photos, et comment je les archive.

Je vous encourage quand même à lire d’abord mon article de 2018, car ya encore quelques bons éléments toujours d’actualité.

Lightroom est la pierre angulaire de mon travail

Mon outil principal est toujours Lightroom, dans ses différentes versions. J’ai un abonnement « Formule Photo » qui intègre 1To de stockage dans le cloud (important pour mon workflow photo…) et les différentes versions de Lightroom & Photo (iPad, iPhone, Mac, Chromebook…). Cet abonnement est cher (24 euros… par mois) mais vu les avancées récentes des outils d’Abobe, je ne le regrette pas (trop). A chaque mise à jour, de nouvelles fonctions puissantes sont ajoutées et je prends vraiment plaisir à utiliser ces outils au quotidien : ça marche, c’est efficace, ça ne plante pas.

Le cloud 1To ne me sert pas à l’archivage, car j’ai évidemment plus de 1To de photos depuis le temps… C’est cependant la zone tampon qui me sert au travail d’importation, tri, développement et partage. Une fois que le travail est terminé, les photos seront enlevées du cloud Adobe.

Ce cloud me permet un truc que je trouve absolument indispensable : travailler sur plusieurs appareils, en même temps et selon le contexte. Par exemple, je suis en vacances, je peux importer toutes mes photos depuis l’iPhone & sa connexion 4G/5G. Ensuite trier les photos sur l’iPad (plus grand écran) et terminer le développement sur une Chromebook ou mon Mac Mini à mon retour à la maison. Ce côté multi-device n’est possible que grâce à ce cloud qui centralise l’original de mes photos (= les RAW), et qui permet leur accessibilité depuis tous les appareils. Bref, c’est cher, mais c’est pratique ; je ne peux difficilement m’en passer maintenant que j’y ai gouté.

Mon workflow photo : import

Après un shooting photo avec mes appareils Fuji, ou mon iPhone, le premier truc à faire c’est d’importer les photos originales sur le cloud Adobe. Pour ce faire , j’ai 2 options : soit je fais ça en mobilité (et il me faut une connexion 4G/5G), soit je fais ça chez moi et j’upload tout en wifi…

Pour avoir les RAW dispo partout & tout le temps, il faut obligatoirement utiliser Lightroom CC (et pas Lightroom Classic) pour la tâche d’importation. Du coup, on peut utiliser au choix: Lightroom sur iPhone (pratique, ya la 4G/5G), sur iPad / Chromebook ou même sur Lightroom CC sur le Mac M1.

J’importe les photos dans 2 collections: soit une collection « import iPhone » pour mes photos prises à l’iPhone, soit une collection « import » pour les photos prises avec les Fuji. Ca me permet de ne pas tout mélanger (initialement j’avais même des collections « import X-T3 », « import X-E4 » mais ça n’était pas si utile de tout séparer). Une fois l’import réalisé, Lightroom va mettre à jour ces collections sur tous les appareils connectés à mon compte Adobe, avec une version la plus complète (= les fichiers RAW).

workflow photo

Si l’import est fait via « lightroom classic », j’ai remarqué que seule une version « aperçu dynamique » ne sera disponible sur les cloud Adobe, ce qui peut réduit drastiquement la place prise dans le cloud mais qui posera un souci à l’exportation et au traitement. De plus, 1To d’espace, c’est large, autant en profiter pour avoir la meilleure version de mes fichiers.

Dernière étape de l’importation : le tri rapide des photos. Je créé d’abord une nouvelle collection nommée « 2021 11 01 – photos baptême » par exemple, qui va me servir de dossier de travail et dans lequel je déplace les photos issues du dossier « import ». Je supprime ensuite les photos ratées ou floues, je vire les rafales inutiles… Pour ce faire j’utilise les raccourcis clavier pratique (sur iPad) : X , U, P. Ca permet de marquer les photos à jeter rapidement. Une fois ce tri réalisé, je n’affiche que les photos rejetées, je fais un check rapide, et j’efface direct. Ma collection « import » (ou « import iPhone ») n’aura donc plus que les photos à traiter / garder et j’économise un peu de temps pour le développement à venir ensuite. A noter que cette phase de tri est elle aussi réalisée sur tous les appareils (mobiles ou fixe) sans aucun problème ou limitation : ça marche aussi bien sur un petit iPhone ou un Mac !

Mon workflow photo : développement

L’étape deux, la plus longue, c’est le développement de mes photos. Je parle de développement et pas de retouche, car je considère que les opérations que je fais sur mes photos ne modifient pas le contenu de la photo (j’ajoute ni n’enlève pas de sujet de la photo, je n’utilise que très peu Photoshop au final). Les activités principales du développement seront d’appliquer des effets Fuji, changer les paramètres de base de la photo (exposition, contraste…), voir d’appliquer des éléments de masquage (dégradé linéaire ou radial), ou même de modifier les paramètres de colorimétrie (passage en noir & blanc, changement des courbes de colorimétrie pour donner un style à la photo). Le développement consiste aussi à recadrer la photo, régler son horizontalité, voire les déformations liées à l’objectif (quand on est sur un grand angle, on a tendance à vouloir remettre droite les lignes qui sont obliques…).

Pour faire ce développement, encore une fois je peux faire ça depuis un iPhone (si je suis pressé, que je suis en mobilité). Le résultat n’est, en général pas optimal car l’écran de l’iPhone ne permet pas de juger efficacement le rendu. Ca suffira cependant si je veux partager rapidement sur Instagram.

En général, cette phase de développement, je la fais sur iPad ou sur le Mac. Sur iPad, j’utilise Lightroom CC et le stylet pour être plus précis. C’est confortable, ultra rapide grâce à la puce M1 de mon iPad Pro. Sur le Mac Mini je vais avoir tendance à préférer Lightroom Classic, qui me semble bien plus complet et agréable à utiliser sur mon grand écran & avec une souris (voir la console Loupedeck).

workflow photo

Mon workflow photo est toujours un peu identique: je vais aller sélectionner 1 ou 2 photos principales de la série que je suis en train de développer et passer du temps sur celles ci. Une fois satisfait du résultat, je vais appliquer les paramètres de développement à la série entière (Ctrl C -> Ctrl V en gros) afin d’avoir une cohérence sur la série complète. Evidemment, chaque photo sera ensuite développée 1 par 1 afin d’adapter les paramètres de luminosité au contenu de la photo.

Un exemple de développement que j’ai fait sur iPad

Pendant cette phase de développement, je continue évidemment aussi à trier / effacer les photos inutiles. Et je termine cette phase par l’export des photos développées, triées et proprement cadrées. Cet export se fait en général via le Mac Mini & Lightroom Classic : les paramètres d’export (définition/résolution) sont plus précis & plus nombreux sur cette version de Lightroom. J’ai aussi la possibilité de créer différents profils d’export pour les appliquer à nouveau.

En général, j’ai 2 types d’exports : ceux destinés au blog, avec des paramètres adaptés à la vision des photos sur une page web… et ceux destinés à instagram, avec évidement des paramètres spécifiques à ces photos au niveau format & résolution. Dans les 2 cas, les photos sont exportées dans des répertoires spécifiques, temporaires (j’effacerai ces exports). Dans d’autres cas, il m’arrive d’utiliser des paramètres adaptés à des besoins spécifiques, comme par exemple l’export d’une photo à imprimer en grand format, ou à transmettre à un tiers.

Mon workflow photo : archivage

Une fois que le travail photo est terminé (= article du blog publié, album photo imprimé, photos publiées sur instagram etc…), je n’ai pas besoin de conserver indéfiniment les photos sur le cloud Adobe. Je prends donc mes collections (celles nommées « 2021 11 01 – xxx ») et je les copies sur mon disque dur physique du NAS (si vous voulez les références, faut aller voir dans la page A propos du site) en utilisation Lightroom Classic. Seul ce logiciel me permet de passer d’une collection 100% cloud à un répertoire photo stocké en local sur un disque (réseau ou non), tout en gardant l’historique du développement. Mes RAW + les paramètres lightroom sont donc déplacés sur un disque dur qui m’appartient et que serai seul à posséder à la fin. Il m’arrive aussi de faire un export en JPEG des photos RAW, afin de garder une version « développée » de la photo originale. Ca prend plus de place mais ça permet de s’assurer qu’en cas de plantage de la base de donnée Lightroom (corruption…), j’aurai toujours une version développée de mes photos (les « belles » photos quoi).

En général, je garde 1 an d’historique dans le cloud Adobe ; en ce moment j’efface donc les collections qui sont nommées « 2020 xx xx – xxxxx » de mon espace cloud. Ca me permet de retrouver des photos relativement anciennes si je veux les repartager rapidement par exemple.

Petit détail sur l’archivage de mes photos… Le NAS n’est pas la seule et unique version des photos que je garde. J’ai aussi une synchronisation avec Amazon Glacier, un service de back-up en ligne ; Amazon Glacier ne coute pas très cher. Le synchro se fait en temps masqué (la nuit), ce qui est toujours pratique…. Et si un incendie détruit mon NAS j’aurai toujours la possibilité de récupérer les données chez Amazon Glacier !

Conclusion et bonus

Voici en gros, le workflow que j’utilise lorsque je shoote, développe, exporte et archive mes photos. Ce n’est pas vraiment compliqué (ni malin) mais ça permet à certains de comprendre un peu plus pourquoi je vante fortement les mérites du Creative Cloud & de Lightroom autour de moi.

Pour terminer, je voulais mentionner aussi un petit truc & astuce sympa offert par l’abonnement Adobe Photo que je possède : Adobe héberge aussi un portfolio de quelques belles photos que j’apprécie, et tout ça directement via le cloud Adobe : j’ai créé 6 ou 7 collections que je partage ensuite sur le service Adobe Portfolio et qui sont directement visibles par tout le monde dans une mise en page simple, qui laisse clairement de la place à la visualisation de la photo, et rien de plus.

workflow photo

Voila, j’arrive donc à la fin de cet article un peu technique mais qui m’a beaucoup plu à écrire. J’espère que tout vous semblera clair, et n’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires de cet article ! Et n’hésitez pas aussi à proposer votre propre workflow photo !

2 Comments

  • Xavier dit :

    Très bon article ! justement, je délaisse mon XT2 depuis des mois et des mois, et je suis vraiment porté argentique et maintenant photo anamorphic sur iphone, et seul l’ipad me manque pour être vraiment à l’aise… avec cette lecture, je me laisserai bien tenter par ce workflow, car lightroom sur iphone ça devient limite la longue.

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