Un ami m’a permis d’essayer pendant quelques jours (et pendant le Nouvel An) une enceinte hors du commun : il s’agit de la Phantom de Devialet, une enceinte « connectée » qui déchire, et Française, oui monsieur !

Quelques mots sur Devialet

Je ne vais pas vous faire un copier / coller de la fiche Wikipédia de Devialet, mais il faut savoir quelques éléments sur cette entreprise : elle est française, considérée comme une start-up en 2007 (9 ans, déjà !!) et elle est spécialisée dans le son et tout ce qui tourne autour de la hifi haut de gamme.

Phantom de Devialet

Elle commercialise des amplificateurs très haut de gamme, des enceintes, mais aussi des accessoires qui viendront compléter les installations audiophiles les plus exigeantes.Phantom de Devialet

Depuis fin 2014, elle a ajouté une nouvelle gamme de produits à son catalogue: l’enceinte Phantom, déclinée en plusieurs modèles. Il s’agit d’une enceinte amplifiée connectée et tout-en-un », qui veut révolutionner le monde de l’audio haut de gamme & grand public (pas facile de marier ces 2 mondes à priori).

Phantom de Devialet

Phantom de Devialet

La Phantom

L’enceinte Phantom surfe sur les tendances du moment : le multiroom, le sans-fil, le streaming & les services connectés. Elle est considérée par de nombreux journalistes de la presse spécialisée comme la meilleure enceinte sans fil du marché, et se présente sous 2 versions:

Phantom de Devialet

Au niveau de l’esthétique extérieure, on a droit à un appareil un peu hors du commun. Ici, pas de couleur noire traditionnelle, mais du blanc immaculé. L’enceinte se présente sous la forme d’une « boule » (ou un oeuf diront certains) étirée vers l’arrière.

Phantom de Devialet

Si on regarde un peu dans ses entrailles, on s’aperçoit qu’elle comporte 2 haut-parleurs latéraux, destinés à la reproduction des basses. Ces haut-parleurs ont d’ailleurs un débattement très important qui fait tout de suite un effet « wow ». Ensuite au centre on a un autre double haut-parleur est chargé de reproduire le reste du spectre sonore ; au final la Phantom propose une très large bande passante (de 16 Hz à 20 KHz), qui est ultra rare pour ce genre de matériel sans fil.
Phantom de Devialet La disposition des différents haut-parleurs permet d’avoir un son omnidirectionnel (mais en mono si vous ne possédez qu’une seule enceinte Phantom).

Au niveau taille & poids, l’enceinte Phantom de Devialet est compacte (entre 12 et 13L) et pèse environ 15kg sur la balance. Elle est donc très lourde, mais ultra compacte si on considère sa puissance et le fait que c’est un système tout-en-un : elle comporte l’alimentation, l’amplification, le convertisseur digital et les haut-parleurs tout ça dans la même forme oblongue.

Au niveau des entrées disponibles directement sur l’enceinte, nous avons tout d’abord du Bluetooth aptX, mais aussi une entrée optique et une prise Ethernet.

Phantom de Devialet

À noter que cette Phantom de Devialet m’a été prêtée avec le module Dialog, un hub intelligent qui permet de synchroniser la Phantom avec 23 autres enceintes de Devialet, d’accéder aux services de streaming musicaux (Qobus, Tidal, Deezer) et comporte aussi une entrée optique et une prise Ethernet.

Et ça marche comment cette Phantom de Devialet ?

La procédure d’installation de cette enceinte est simple : il faut passer par une application qu’on installe sur son smartphone, tablette ou sur ordinateur.

Phantom de Devialet

J’ai personnellement utilisé l’application Android, installée sur mes différents smartphones et tablettes. Cette application Spark a bien progressé depuis la commercialisation de l’enceinte Phantom et elle fonctionne sans bug.

Phantom de Devialet

On passe par une phase d’appairage de l’enceinte (il faut même poser sa main sur l’enceinte, afin de la « réveiller » et on peut l’observer respirer… incroyable) et on ajoute ensuite les différents services de streaming. Pour l’occasion du test, j’ai souscrit à un abonnement à Qobuz, afin d’avoir la meilleure qualité musicale possible Hi-res 24 bit (15 jours offerts).

Au lancement de l’application, on a droit à l’écran suivant: les différentes sources d’entrées : soit du streaming issu d’internet (Qobuz ici), soit on joue directement la musique présente sur mon smartphone (via le WiFi), soit on peut aussi diffuser le son diffusée sur l’entrée optique de la Phantom (ici je l’ai configurée comme une télévision).

Phantom de Devialet

À noter que j’ai branché un chromecast audio sur l’entrée optique (et non une TV), configuré pour diffuser de l’audio HD. Cela me permet ainsi de diffuser ma musique issue de Spotify ou Google Music, via la fonction « cast » intégrée dans tous mes smartphones, tablettes et ordinateurs munis de chrome. SUPER pratique, et parfaitement fonctionnel.

L’application permet de naviguer directement dans le service de Qobuz : on a accès à ses playlists, albums préférés, et artistes. Il est aussi possible de lancer une recherche avec mots clés. Complet, mais l’ergonomie pourrait être meilleure, je trouve.

Phantom de Devialet

L’onglet « ROOMS » permet de voir les différentes Phantoms installées sur le réseau domestique et de régler directement le volume en glissant son doigt sur l’échelle graduée. Cette échelle est d’ailleurs directement pilotée par les boutons physiques volume du smarphone.
Phantom de Devialet

Phantom de Devialet

Et pour terminer, voici l’aperçu du titre joué. C’est propre et épuré. On a accès directement accès au volume, gestion de la playlist, mais aussi un bouton mute ou une fonction « nuit » qui réduit un tout petit peu certaines fréquences qui peuvent déranger le voisinage. C’est propre, fonctionnel et je n’ai pas trouvé de bugs dérangeant dans cette interface.

L’ajout du Chromecast audio est intéressant, car il m’a permis de « caster » ma musique encodée en Flac et présente sur mon NAS directement sur cette enceinte Phantom de Devialet. Ici le smartphone n’est qu’une télécommande qui indique à l’enceinte quelle musique diffuser. Mes Flac en 24 bits sont passés sans aucun souci, sauf certains morceaux « studio master » (24 bits 96kHz) qui ne semblaient pas passer correctement via le Chromecast.

Pour conclure sur ce paragraphe, ce que je retiens c’est que l’enceinte est facile (voire extrêmement facile) à mettre en oeuvre: on branche une prise Ethernet, on branche l’alimentation, et puis c’est tout. Pas de réglage, pas de branchements compliqués, cette enceinte est accessible à n’importe quel débutant au niveau de l’audio.

Au niveau de l’application, outre le fait qu’elle n’est pas encore aussi ergonomique que les apps qu’on a l’habitude d’utiliser, on peut reprocher que seuls Qobuz, Tidal et Deezer sont accessibles aujourd’hui (après 1 an de commercialisation !) et les poids lourds Apple Music, Spotify et Google Music ne sont pas proposés par défaut. Il faudra ruser (passer par l’AirPlay ou par un Chromecast audio à 39€) pour connecter d’autres services de streaming. Dommage, pour une enceinte sans fil destinée à streamer du contenu depuis internet…

Et ça sonne comment cette Phantom de Devialet ?

N’étant pas un foufou de l’audio, je vais vous donner ici mon ressenti lorsque j’ai entendu pour la première fois mes différents morceaux favoris sur cette enceinte. Évidemment je n’aurai pas les termes employés par les experts audiophiles, mais voici ce que j’ai ressenti dans mon petit corps.

Phantom de Devialet

Phantom de Devialet dans mon salon

Et bien ÇA TAPE TRÈS FORT tout de suite ! Mes premiers morceaux écoutés furent une petite playliste des meilleurs titres de Muse en Flac. La reproduction des basses fut ce que j’ai remarqué dès le début. Ca tape fort, et j’ai eu l’impression de redécouvrir les morceaux du groupe anglais.

 

Les basses ne sont pas agressives, mais elles sont tout simplement ultras détaillées: on entend parfaitement la grosse caisse qui prend cher, et j’ai vraiment été étonné d’entendre autant de basses sortir d’un produit aussi petit (mon caisson de basse du home cinema est plus gros que l’ensemble de la Phantom de Devialet). On sent que l’enceinte est capable de reproduire des basses « très basses » du spectre, et ça donne une sacrée raclée.

Phantom de Devialet

double speaker !

Ensuite, concernant les médiums et les aigus, on a un son qui est enveloppant et lui aussi ultra détaillé. Les différents instruments se distinguent parfaitement, les voix sont amples et très faciles à différencier. Génial. J’ai eu vraiment un coup de coeur sur cette première playliste.

J’ai basculé ensuite sur des musiques plus calmes et plus « pures » issues du catalogue de Qobuz: un petit album de Vivaldi, le best-off de Tracy Chapman, le dernier album de Coldplay et quelques albums pop issus des Grammy Awards 2015. Et l’effet « wow » se prolonge. L’enceinte diffuse un son très agréable à écouter, sans fatigue. Même avec un niveau sonore un peu plus élevé, je ne me suis pas senti agressé par la musique et cela m’a permis d’écouter pendant de longues périodes. Une impression d’extrême « clarté » et de haute définition s’est tout de suite fait ressentir.

Phantom de Devialet

J’aime le look

En poussant la puissance  petit à petit, sur des morceaux bien plus clubbing (Robbin Schulz, Avicii, Daft Punk), je n’ai noté aucune saturation particulière: le son reste propre et ultra bien défini. À noter que je n’ai pas pu aller jusqu’à 100% de la puissance de l’enceinte : la puissance sonore est telle que mes oreilles (et celles de mes voisins) ne l’auraient pas supporté. Dommage, cette enceinte aurait fait un parfait système son pour passer une soirée du Nouvel An au top !

Par contre, au chapitre des déceptions, il faut noter que si on n’a qu’une seule enceinte, il n’est pas possible d’avoir du vrai stéréo. On perd donc en spatialisation et je pense que cela doit être beaucoup beaucoup mieux si on possède 2 enceintes Phantoms appairées l’une avec l’autre.

Phantom de Devialet

Avec mon Nexus 6P, au top !

En conclusion de ces différentes écoutes, je peux donc dire que j’ai été bluffé. Complètement bluffé. Je n’ai jamais eu entre les mains un système audio de meilleure qualité, y compris chez des amis ou dans la famille, souvent bien équipés au niveau enceinte & amplis.

 

Mon petit coup de coeur « technophile » va pour le déplacement des enceintes latérales, qui donnent un petit côté Alien à cette Phantom de Devialet. Et cela a fait son petit effet aussi sur mes invités venus tester cette petite enceinte.

Conclusion

Clairement le test de cette Phantom de Devialet m’a foutu une grosse claque : déjà d’un point de vue sonore, où elle m’a bluffé du début jusqu’à la fin. Même en Bluetooth cette enceinte propose en rendu sonore excellent et d’une puissance sans aucune concurrence aujourd’hui. Et ensuite ce fut une grosse claque technique: l’enceinte est compacte, facile à mettre en oeuvre et à utiliser au quotidien. l’application pourrait être améliorée, mais grâce à l’utilisation de mon Chromecast audio, j’ai pu contourner facilement la difficulté, sans pour autant avoir trop perdu en qualité sonore.

Phantom de Devialet

Les boites sont… magnifiques. Vraiment.

Bref, j’adore. Et j’en redemande !

En bonus

Si vous souhaitez tester la Phantom de Devialet, chez un particulier, une seule adresse : Demooz, qui permet de tester en exclusivité cette enceinte connectée un peu partout en France. C’est un service gratuit qui vous permettra d’essayer le produit sans avoir la pression d’un vendeur et sur lequel je suis inscrit (d’ailleurs si vous réclamez en tests certains produits sur Toulouse, vous pourrez tomber sur moi 😉 ), et dans des conditions bien différentes d’un magasin ou d’un Apple Store bruyantRien de tel pour pouvoir « ressentir » la Phantom de Devialet dans les conditions réelles d’utilisation ! Devialet a clairement fait le bon choix, en proposant de tester leur matériel via des ambassadeurs de Demooz !

 

  • François Mauss

    Autant la gamme des amplis mérite des éloges, autant cette Phantom est avant tout le résultat d’un marketing sacrément costaud probablement exigé par les nouveaux investisseurs soucieux de vite rentabiliser leur mise car, en restant mesuré, on a là une sorte de sous-Bose qui ne tient pas la distance avec les enceintes classiques se situant dans la même gamme de prix.
    Certes, techniquement, cela en jette : mais en finale, on est là pour écouter un beau son. Et bien, nenni : déception majeure. A écouter à l’aveugle, derrière un rideau, avec des classiques et là, vous m’en direz des nouvelles !

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