J’ai souvent des questions de lecteurs qui me demandent comment gérer sa photothèque, tout en ayant différents OS et comment j’ai réussi à organiser tout ça sans me prendre la tête. Voici un petit dossier explicatif sur le sujet.

Gérer sa photothèque : la base

La base de mon stockage photo se fait autour d’un gros NAS Synology DS416Play, muni de 4 disques de 4To. Je n’utilise pas le module DS Photo, non adapté à la gestion des photos. A la place, j’ai plusieurs modules installés  afin d’avoir mon cloud privé (serveur CloudStation), je synchronise aussi des données avec Amazon Glacier (Glacier Backup), et j’ai aussi Google Photo qui me donne un coup de main. Je n’utilise rien d’autre.

Avant de rentrer dans le détail, voici ce que vous devez retenir, en gros :

  • CloudStation c’est la base pour synchroniser mes photos « en cours », celles qui ne sont pas encore archivées.
  • Amazon Glacier, je l’utilise pour avoir une sauvegarde en dehors de chez moi (au cas où ya un incendie, un cambriolage…)
  • Google Photo me sert de bloc note photo. C’est un espace illimité (gratuit et en full définition) car je possède un Pixel 2.

Photos prises avec le RX100

On commence ce dossier « gérer sa photothèque » par le début : comment je prends les photos, et où tout cela va être stocké.

Voici en gros ce qu’il se passe quand je prends des photos depuis mon RX100 III :

  • Les photos sont prises en RAW+Jpeg tout le temps
  • Je synchronise en wifi (ou via connexion microUSB) la carte mémoire du RX100 sur le disque dur de mon hackintosh, dans un répertoire bien précis.
  • J’ouvre ensuite lightroom et j’importe les photos prises par le RX100, et je les glisse sans tri, sans retouche dans un espace « Photosync » du hackintosh.
  • Automatiquement, cet espace Photosync est synchronisé avec Cloudstation : n’importe quel fichier qui sera ajouté dans ce dossier, sera aussi synchronisé avec le NAS puis ensuite synchronisé avec mon Chromebook, mes Macs et mon Pixel 2. Ainsi, les photos prises depuis mon RX100 seront tout de suite disponibles partout, en RAW + Jpeg.
  • La magie du Pixel 2 fait que j’ai un abonnement illimité sur Google Photo, en qualité originale, pour les photos uploadées depuis le Pixel 2 : j’ai donc réglé Google Photo pour que le dossier « photosync » soit aussi uploadé sur les serveurs de Google ; les photos prise par mon RX100 se retrouvent  automatiquement sur Google Photo, en qualité maximale et en RAW. Top !

Photos prises avec le Pixel 2

Je prends aussi beaucoup de photos avec mon Pixel 2 au quotidien. Voici en gros ce qui se passe :

  • Les photos sont prises en jpeg sur l’app officielle des Pixel 2 (pour les vidéos j’utilise plutôt FilmicPro).
  • Automatiquement, les photos sont automatiquement uploadées sur Google Photos en 4G.
  • Automatiquement, les photos prises par le Pixel 2 sont synchronisées avec un espace « Camera roll » du serveur CloudStation qui sera lui aussi synchronisé avec mon hackintosh (pour ensuite archiver… j’en parlerai plus tard) et tous les autres appareils sur lesquels je souhaite avoir les photos du Pixel 2.

L’intérêt de Google Photo dans tout ça c’est principalement d’avoir un gros bloc note photographique dans lequel je retrouve 100% des photos prises avec mon smartphone et mon RX100. Google Photo va indexer ces photos, scanner le contenu pour pouvoir retrouver plus tard tout cela via des mots clés. C’est une sorte de timeline complète de mes photos, et la navigation temporelle est plutôt efficace : je retrouverai facilement n’importe quelle photo même plusieurs années après les avoir prise !

C’est aussi une façon de faire mes premiers partages photos, avec des amis / famille, Google Photo me permet de faire des albums photo à la volée, quelques retouches basiques, et d’envoyer ça en partage à celles & ceux qui en ont besoin. TREEEEES pratique !

Le tri, la retouche légère & retouche lourde

Une fois que je me retrouve avec mon espace CloudSync et mon espace Camera Roll bien rempli de photos, je réalise un premier tri, en enlevant les photos floues, celles en double et celles qui ne présentent aucun intérêt. Je peux le faire via 2 moyens : soit directement dans Lightroom sur Mac, soit via mon smartphone ou tablette (et oui, CloudStation synchronise tout le temps l’espace photo…). C’est très pratique et ça me permet de faire un tri rapide, afin de garder un nombre de photo raisonnable.

Une fois que les photos sont triées, je peux les retoucher. Là, j’ai 2 stratégies :

  • soit il s’agit de photos destinées au blog, ou ce sont de belles photos de voyages etc… et là j’aurai tendance à les prendre une par une sur Lightroom pour les améliorer et les recadrer. Lightroom permet de travailler directement le RAW, et propose une palette complète d’outils bien pratiques.
  • soit ce sont des photos basiques, destinées à être partagées sur les réseaux sociaux, sans nécessité de grosse retouche et je gère tout ça depuis le smarphone / tablette / chromebook. Pour cela j’utilise majoritairement les outils intégrés à Google Photo, pour 2 raisons : tout d’abord parce qu’ils sont bons et pratiques à utiliser. Et ensuite parce que les modifications sont synchronisées et disponibles sur l’ensemble des appareils qui utilisent Google Photo : je peux commencer mes retouches légères sur mon Pixel 2 pour finir sur ma tablette Nexus, bien installé dans mon canapé. Google Photo est basique sur la retouche, mais ça reste très suffisant je trouve pour du partage Instagram etc.

A noter que j’ai 2 outils supplémentaires sur mes appareils mobile, pour la retouche photo : VSCO et ses fameux filtres, et Snapseeed et sa puissance de retouche (y compris RAW). Je ne peux plus me passer de l’un ou de l’autre et je les trouve bien complémentaires.

Le stockage / archivage

Une fois que ma photothèque est triée, retouchée, il faut archiver. C’est nécessaire car je ne peux pas garder les espaces CloudSync et Camera Roll trop gros (car j’ai un espace limité sur mes appareils mobiles). Je passe donc via Lightrooom pour archiver tout cela, et je déplace les photos dans des espaces dédiés sur mon NAS ; une fois les photos déplacées, elles disparaissent des espaces synchronisés par CloudStation et donc disparaissent de mon Pixel 2, Chromebook, tablette… Ca libère donc de la place.

Par contre, petit détail qui a son importance : elles sont toujours présentes sur Google Photo, ce qui veut dire que je peux les retrouver si besoin. Je n’aurai cependant pas la version « retouchée » par Lightroom mais la version brute. Pas trop grave de mon point de vue, je préfère avoir ces photos dispos depuis n’importe quel appareil quitte à ne pas avoir les dernières retouches lourdes de Lightroom.

De plus, je sauvegarde automatiquement l’ensemble de mes photos sur Amazon Glacier, un service de stockage cloud pas cher et plutôt pratique: ça permet d’éviter de tout perdre si on me cambriole ou si ma maison prend feu…

Conclusion

Voici donc mes solutions pour gérer sa photothèque de manière efficace, permettant de retrouver rapidement des photos, retoucher en mobilité ou avec Lightroom… Et tout cela en se basant sur 2 choses : mon NAS et son module CloudStation, et Google Photo. Au final, c’est une organisation qui me convient très bien, et qui permet de fonctionner quelque soit l’OS que j’utilise (Mac, Android, ChromeOS, Windows). Seuls les appareils sous iOS (iPad) sont aujourd’hui difficiles à intégrer dans ce workflow, car jusqu’à présent CloudStation & iPad ne faisait pas bon ménage. A voir si les récentes ouvertures de l’OS changeront la donne.

Et vous ? Comment gérez vous votre photothèque ? Laissez moi un commentaire en fin d’article 🙂

Join the discussion 4 Comments

  • STF dit :

    Bonjour,

    Je possède également un NAS et ça fait un moment que je me dis qu’il faut que j’en fasse une sauvegarde. J’avais pensé mettre un disque dur externe, puis un autre NAS plus petit puis … je n’ai rien fait. Dans cet article je découvre le service Amazon Glacier. J’y ai jeté un coups et plus particulièrement sur la tarification mais je m’y perds dans la liste affichée. Je comprends que c’est une formule d’abonnement mensuel facturé au Go : 0,0045 USD par Go/mois donc 1To sauvegardé = 4,5 USD (dommage que ce ne soit pas affiché en €).
    Par contre peut-on gérer à sa guise ces données sauvegardées ? C’est-à-dire aller y supprimer un répertoire en particulier ou récupérer un seul fichier ? D’après ce que je comprends ce n’est pas possible, il faut passer par une demande d’extraction qui est facturée. Est-ce bien cela ?
    Je suppose que tu n’utilises ce service qu’en cas de crash des tes données et donc tu n’y accèdes jamais.

    Merci pour tes articles.
    Bon week-end.

    PS : Je découvre ton blog et j’apprécie de lire tes articles.

    • Niko C dit :

      Salut !
      Merci pour ton commentaire !

      Amazon Glacier, je l’utilise mais je n’ai que très rarement récupéré des données directement dessus.

      Tu paies à l’upload + au stockage (+extraction)… chez moi je suis autour des 2 à 3 euros pour mois, alors que je l’utilise beaucoup. Par contre tu accèdes difficilement au contenu complet de Amazon Glacier : il faut faire une demande d’extraction, et c’est assez difficile d’aller chercher un fichier parmi l’ensemble des données. Il vaut mieux considérer ce service uniquement comme « une sauvegarde complète que tu utilises uniquement lorsque tu perds ton NAS ».

      A bientôt !

  • Zemogwai91 dit :

    Bonjour,

    Puisque tu as un nas Synology, tu peux essayer les applications Drives et Moments. Cela te permet d’avoir une équivalent de google photos et google drive sur ton nas.

    • Niko C dit :

      Merci pour les infos !
      Je pense que Google Photo est légèrement plus puissant que Moments, mais la suite Syno reste vraiment top !

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