Depuis presque 3 semaines, j’ai un objet magique chez moi : il s’agit du OneWheel, une sorte de overboard pour les mordus du skate, snowboard, surf ! Voici mon test, après 3 semaines d’utilisation quotidienne.

Comment ça marche ?

Le concept du OneWheel est simple, et en même temps un poil complexe.

OneWheelLe côté simple :

  • une grosse roue de karting, gonflée (et pas pleine),
  • une structure métallique autour,
  • une planche pour poser chacun de ses pieds.

Le côté un peu plus compliqué :

  • dans la roue, ya un (gros) moteur électrique brushless de 500w (ça pousse!),
  • sous la planche, ya une grosse batterie 48v, et des LEDs de couleurs blanches & rouges pour être vu la nuit (et pour le style 🙂 ),
  • et aussi beaucoup d’électronique (antenne Bluetooth, contrôleur, différents capteurs…)

Et tout ça, ça avance (presque) tout seul. L’idée globale est que le moteur maintient la planche en permanence horizontale (un peu comme les Segways qui tiennent debout tout seuls). Ensuite on se penche en avant, ça avance, on se penche en arrière, ça freine (fort) puis ça repart en arrière ! Ultra simple comme concept !

Et pour tourner ? Pour tourner, c’est aussi simple… il suffit de se pencher, comme sur un skateboard ou un snowboard. On se penche en tournant la tête vers l’endroit où on veut aller (et le corps à tendance à faire le reste). Même à très basse vitesse il est possible de faire des virages très serrés pour se faufiler.

OneWheel

La grosse différence entre cet appareil et les autres overboards c’est qu’ici on a surement l’engin le plus puissant, mais aussi celui qui passe partout ! La grosse roue gonflée lui permet d’aller sur du goudron, béton, herbe, gravier, sable, neige etc… C’est une machine vraiment passepartout qui se rapproche finalement plus d’un skateboard électrique qu’un overboard.

Comme introduction, voici ma première sortie avec la planche (donc totalement débutant…) :

L’apprentissage

Quand ce OneWheel est arrivé en test chez moi, je me suis un peu inquiété sur le temps qu’il me faudrait pour apprendre. Et bien, je vais être très direct : c’est ultra simple à apprendre, et j’ai pu le voir avec moi, mais aussi avec 2 autres personnes à qui j’ai prêté la planche quelques minutes.

Le plus difficile sera le premier démarrage et bien noter qu’il existe une planche avant et une planche arrière. La planche avant comporte 2 zones bleues (les capteurs de pression). Pour commencer, il faut poser son pied arrière bien au centre de la planche posée au sol (il s’agit de celle qui n’a pas les zones bleues), en le positionnnant bien centré et parallèle à l’axe de la roue. Ensuite, il faut placer l’autre pied, sur la planche qui est en l’air. Cette planche comporte les 2 capteurs de pression comme je l’ai dit plus haut et il faudra toujours presser avec son pied (si on lâche, le moteur s’arrête net, et c’est la chute). Le pied avant devra lui aussi être bien centré, parallèle à l’axe de la roue. On se penche ensuite légèrement vers le pied avant, et on tente de mettre la planche horizontale. Dès qu’on approche l’horizontale, le moteur se met en route (on entend un petit bruit et une légère vibration dans les pieds) et la planche est maintenant maintenue parfaitement horizontale. Il est donc nécessaire maintenant de bien se tenir droit, ni trop en avant ni en arrière et de lever la tête. Vous avez passé le plus difficile.

Maintenant il s’agit d’avancer tout droit, il suffit de se pencher légèrement vers le pied avant. Quelques degrés d’orientation suffisent pour mettre en route le OneWheel et l’appareil va tout doucement nous faire avancer. Le mouvement est très fluide, sans à-coups et dans un silence impressionnant. Le moteur est vraiment très silencieux ! Plus on se penche, plus on accélère. Si on veut freiner, il suffit de tout doucement déplacer son poids sur le pied arrière. Le OneWheel freine, jusqu’à s’arrêter. Si on continue de maintenir le poids sur le pied arrière, le OneWheel va reculer, et ça peut être pratique.

OneWheel

À noter qu’il est possible d’aller aussi vite dans un sens ou dans l’autre. On pourra donc « rider » dans un sens ou dans l’autre, histoire de progresser son ride en switch !

Pour tourner, on fait pivoter la tête pour regarder ou on veut aller, on pivote légèrement les épaules et la rotation se fait toute seule, un peu comme au snowboard. Le virage est un peu impressionnant au début, mais on s’y fait vite. Très rapidement on apprend à tourner dans un sens (un sens est toujours plus facile…) puis on se force à faire des virages dans l’autre sens et on découvre une sensation super impressionnante : on glisse sur un nuage, un peu comme si on était sur de la poudreuse. J’ai retrouvé assez vite mes sensations de snowboarder débutant.

Au bout de 2h ou 3h de déplacement chez moi dans mon jardin, j’ai décidé de sortir un peu sur le parking d’un centre commercial (vide). C’est vraiment impressionnant de fluidité et on a tout de suite un certain plaisir à avancer, tourner, reculer et faire quelques pointes de vitesse en ligne droite. Voilà, vous avez tout appris

Voici une grosse vidéo de mes différentes sorties, où j’essayais justement de tester la maniabilité du OneWheel :

Mon conseil bonus : commencer sur l’herbe, et avec des protections (casque et poignets) ! Ça vous permettra de ne pas vous faire mal en cas de chute.

Mon deuxième conseil: si vous sentez que vous tombez, n’essayez pas de rester à tout prix sur la planche, sautez à côté, avec vous deux pieds en même temps (pied joins en quelque sorte). Vous éviterez ainsi d’avoir 1 pied qui reste sur la planche alors qu’elle avance et vous retrouver très vite sur les fesses.

Que peut-on faire avec le OneWheel ?

Clairement, ce OneWheel est un objet pour le rider. C’est un appareil pour se balader, pour retrouver les sensations d’une descente de snowboard, pour maintenir la forme lorsque la saison de snow est terminée et celle de surf n’a pas débuté… c’est un overboard pour garder les bons réflexes et maintenir ses jambes en forme.

Il est tout à fait possible de faire de longues balades en pleine nature, quel que soit le revêtement: commencer sur du goudron, passer par des petits chemins bien propres, enchaîner sur des prairies (herbe bien tondue) ou carrément se faire plaisir en bord de mer sur du sable humide. Le OneWheel va passer sur tous les petits obstacles où un skateboard ne passera pas : un petit trottoir, du gravier, un goudron de mauvaise qualité, etc… Un vrai bonheur de « glisser » dessus sans problème (la roue de kart absorbe énormément les chocs et irrégularités de la route).

OneWheel

Il est aussi très facile d’enchaîner des petits virages serrés, ou faire de grands virages (carving) à haute vitesse. C’est personnellement ce qui me plait le plus, lors de mes balades. On retrouve vraiment les sensations du carving en snowboard ou en skate ! Attention quand même, on n’ira quand même pas jusqu’à poser une main par terre dans un virage (la roue étant « plate » il n’est pas possible de pencher le OneWheel à l’extrême).

Quand on maîtrise bien la machine, il est aussi possible de faire des figures, de pratiquer dans des zones urbaines une sorte de freestyle (sauter des marches, descendre des zones un peu abruptes, faire des slaloms entre des obstacles naturels, tenter des « switchs » en 1 saut, etc… Il y a même des courses de OneWheel qui s’organisent, sur des parcours dédiés (virages relevés, bosses…) qui ressemblent un peu à des pistes de BMX ou de VTT.

Et pour terminer, il est aussi possible… d’aller travailler avec le OneWheel & utiliser ce merveilleux appareil au quotidien pour se déplacer, faire des courses, étudier… L’autonomie de la machine est supérieure à 12 km sur les tests que j’ai pu faire (avec mes 80 kg sur le dos) et la recharge complète est faite en moins de 45 minutes, ce qui permet de couvrir la majorité des trajets en ville. Et tout ça, dans le plus grand bonheur de « rider » et s’éclater. Franchement, c’est l’occasion de rendre un trajet un peu chiant, en un trajet de pur bonheur.

Au chapitre des possibilités offertes par le OneWheel on peut noter :

  • une application iOS & Android, qui permet de modifier certains paramètres de l’appareil (différents profils de vitesse), mesurer l’autonomie, régler les éclairages
  • une vitesse maximum de 22 à 25km/h
  • une autonomie de 10 à 15km (selon le poids du rider)
  • un poids de 13kg, et une poignée est intégrée pour porter le OneWheel à une main
  • un appareil robuste, bien conçu qui donne confiance

Mes impressions au quotidien

Les plus

Ce OneWheel n’est clairement pas un overboard, comme on commence à voir partout. Ce n’est pas non plus une monoroue sur laquelle on a l’air pas forcément très à l’aise. Ce n’est pas non plus une trottinette électrique, qui ressemble plus à un jouet qu’à un vrai moyen de transport. Non, c’est un objet à part, un appareil qu’on adore utiliser, avec lequel on a une certaine classe (pas tout de suite… il faut un peu d’entrainement) et qu’on va pouvoir utiliser sur tous les terrains, un peu dans toutes les situations.

On le gardera dans son coffre de voiture « au cas où » on trouverait un lieu sympa à visiter, une petite course à faire, un détour au milieu des bois à effectuer. C’est vraiment un appareil sympa (vous l’avez compris…) !

Au chapitre des réussites, je citerai aussi sa puissance (il monte des cotes de 20 à 30% sans problème), le freinage est aussi très sécurisant (même en descente), et sa capacité à recharger les batteries lorsqu’on freine et qu’on est descente. De la même façon, son temps de recharge est vraiment rapide. En moins de 20 minutes, les batteries sont pleines, et on peut repartir rider le goudron.

Voici une autre vidéo, où j’essaie de prendre un peu plus de vitesse à partir du milieu de la vidéo :

Les moins

Évidemment ce OneWheel comporte quelques points négatifs. Tout d’abord on peut citer les difficultés aujourd’hui à acheter ce OneWheel en France. Il faudra l’importer ou passer par des boutiques locales françaises. Espérons que OneWheel puisse bientôt trouver d’autres partenaires français ! L’importation depuis les US sera toujours possible (attention aux frais de douanes), où le OneWheel est en vente à 1500$ (1330€).

Autre élément qui ne plaira pas à tout le monde : son poids. Le OneWheel fait environ 13kg, ce qui fait qu’il sera difficile de le transporter sur de longues distances. La poignée intégrée permet quand même de porter l’appareil quelques minutes. Attention donc, si vous comptez transporter à bout de bras cette roue dans les transports en commun.

OneWheel

Conclusion – OneWheel : ça déchire !

Si vous êtes arrivés jusqu’ici, vous avez pu comprendre que j’ai adoré ce OneWheel. Tellement adoré que j’envisage un jour de m’en acheter un, afin de varier les plaisirs pour aller travailler en prenant l’air et en me faisant plaisir.

Sur des petites distances, ce OneWheel est extrêmement plaisant à utiliser, on se surprend d’ailleurs à l’utiliser sans avoir un but particulier : c’est juste de la balade pour se faire plaisir. Quand on veut parcourir des distances un peu plus grandes, on se rend compte que le physique travaille un peu, et 1h de ride aura pour effet de vous fatiguer un peu le bas du corps. On sent les mollets qui tirent, les cuisses qui travaillent, et les abdos qui sont là aussi. C’est un bon moyen de locomotion, mais qui n’est pas forcément de tout repos pour votre petit corps.

OneWheel

Clairement cet objet s’adresse aux mordus de glisse, qui veulent retrouver les sensations du snowboard et du skate, qui veulent se déplacer en ce faisant plaisir sur tous les terrains possibles: goudron, béton, herbe, gravier, sable… le OneWheel passe partout, pour votre plus grand plaisir.

OneWheel, on veut cet appareil en France !! 🙂

OneWheel

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