Et s’il ne fallait en garder que 80 ? Pas forcément les 80 meilleurs albums de tous les temps. Pas les plus importants selon la critique, ni les plus vendus. Simplement ceux que j’embarquerais avec moi si je devais partir quelque part avec une seule bibliothèque musicale sous le bras.
Cette sélection est donc totalement personnelle. Elle mélange les disques de mon adolescence, les albums que j’ai usés jusqu’à la corde, ceux que j’écoute encore aujourd’hui et quelques classiques que je voudrais absolument posséder en vinyle. Du métal au hip-hop, de l’électro à la pop, du rock à la chanson française : voici les 80 albums dont je pourrais difficilement me passer.
Une philosophie complète
Dans un précédent article, j’expliquais justement pourquoi j’avais envie de retrouver une vraie bibliothèque musicale, loin des recommandations automatiques, du shuffle permanent et des abonnements au streaming. Cette liste en est un peu la suite logique : revenir aux albums, aux pochettes, aux écoutes complètes… et au plaisir de choisir vraiment sa musique.
Pour moi ces albums s’écoutent dans l’ordre, sans besoin de lancer le mode aléatoire… Et je vous avoue que lorsque j’écoute ces albums, pour la majorité, j’ai plein d’images de mon enfance et de mon adolescence qui remontent.
Mes 80 albums à emporter sur une île déserte
Je vous présente ici cette liste avec un classement par style. Mon objectif n’était pas d’avoir trop de styles différents, et j’ai classé cela dans six grosses catégories. Je vous laisse découvrir « mes » pépites :
Alors vous en pensez quoi de ce « chapitre 1 » ? Des albums manquent à l’appel ?
Rock alternatif, grunge, britpop & punk
Cette deuxième partie traverse trois décennies de guitares, depuis la déflagration grunge du début des années 1990 jusqu’au rock alternatif et à la britpop, sans oublier l’explosion pop-punk des années 2000. Ce sont des albums directs, mélodiques et souvent générationnels : des disques que l’on reconnaît en quelques secondes et que l’on continue d’écouter intégralement, bien après la disparition des modes qui les ont vus naître.
Alors vous en pensez quoi de ce « chapitre 2 » ? D’accord ou pas d’accord avec cette liste ? 😀
Hip-hop & rap
Ce troisième chapitre traverse plusieurs générations de hip-hop, des pionniers new-yorkais aux grandes heures du rap West Coast, avant de revenir vers la France et les productions plus récentes. On y retrouve des albums construits comme de véritables récits, des classiques remplis de morceaux immédiatement reconnaissables et des disques dont les productions continuent d’influencer le rap actuel. Une sélection entre storytelling, samples, grosses basses et souvenirs très personnels.
Pop, soul, R&B & pop latine
Ce quatrième chapitre fait la part belle aux voix, aux mélodies et aux productions capables de traverser les décennies. On y croise des monuments de la pop et de la soul, des albums plus intimes portés par l’interprétation, mais aussi des disques qui renouvellent ces genres avec l’electropop, le flamenco, le reggaetón ou les rythmes caribéens. Une sélection volontairement large, où chaque album possède une identité forte et fonctionne surtout comme une véritable œuvre à écouter du début à la fin.
Électro & musiques électroniques
Ce cinquième chapitre réunit des albums qui utilisent les machines sans jamais oublier les mélodies. De la French touch aux paysages électroniques plus contemplatifs, ces disques naviguent entre house, techno, ambient, hip-hop et pop. Certains sont taillés pour faire bouger une pièce entière, tandis que d’autres invitent plutôt au voyage et à l’écoute au casque. Six albums très différents, mais tous capables de créer immédiatement leur propre univers sonore.
Rock classique, folk & chanson
Ce dernier chapitre revient vers les grands albums construits autour des guitares, de l’écriture et de chansons capables de traverser les générations. On y retrouve les monuments du rock britannique, des disques folk beaucoup plus dépouillés et une place pour la chanson française. Ici, moins de saturation ou de machines : ce sont surtout les mélodies, les textes, les voix et la qualité des compositions qui donnent envie de posséder ces albums en vinyle et de les écouter dans leur intégralité.
Pour conclure sur cette liste des 80 albums à emporter sur une île déserte
Au fond, cette liste ne prétend pas résumer l’histoire de la musique. Elle résume surtout la mienne.
Ces 80 albums racontent des époques, des souvenirs, des découvertes, des obsessions passagères et d’autres qui n’ont jamais vraiment disparu. Certains sont là pour les textes, d’autres pour les riffs, les basses, les voix ou simplement pour ce qu’ils réveillent dès les premières secondes.
Et si je devais vraiment partir sur une île déserte avec uniquement cette sélection, je sais déjà une chose : je n’aurais probablement pas choisi les albums les plus raisonnables, les plus respectables ou les plus attendus. J’aurais choisi ceux qui me donnent encore envie d’appuyer sur lecture.
Ce qui, finalement, est sans doute le seul critère qui compte vraiment.