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Je me lance aujourd’hui dans un nouvel article sur le blog pour vous partager une expérience photo que je trouve vraiment intéressante : réaliser un magazine avec mes meilleurs shoots de l’année.

Dans cet article, je vous explique comment je fais ce petit magazine, je vous montre un aperçu de mon édition 2025, et je vous donne aussi mon avis sur pourquoi c’est une excellente idée de faire ça chaque année.

Pourquoi faire un magazine photo chaque année ?

Entre mes activités sur le blog, la street photo, les concerts et les voyages, je shoote chaque année entre 5 000 et 10 000 photos. Et comme beaucoup, elles finissent souvent “au fond du disque dur”… et je trouve qu’elles ne sont pas assez vues.

Je vois cet exercice comme quelque chose d’hyper utile pour deux raisons.

1) Revoir toute son année photo (et se souvenir).
Ça oblige à replonger dans sa bibliothèque, à se remémorer les meilleurs moments, et à faire une vraie sélection. Rien que ça, c’est déjà un plaisir.

2) Redécouvrir ses photos sur papier.
Le rendu imprimé change tout. On remarque les petits détails, on se rend compte du cadrage (bon… ou moins bon), et on voit si le développement est vraiment pertinent. Je trouve que c’est beaucoup plus agréable qu’un écran, et ça donne un vrai “poids” à nos images.

Ça fait maintenant 7 ans que je le fais, et je considère que c’est devenu un rituel indispensable.

Comment imprimer un magazine photo ?

De mon côté, ça se fait en plusieurs étapes.

1) La sélection (l’étape la plus longue)

Je commence par relire mes albums de l’année dans Lightroom, en m’aidant des filtres et des indicateurs. Globalement, je note mes photos avec des étoiles (de 1 à 5) et, dans un premier temps, je ne garde que les 4 et 5 étoiles.

2) La mise en page dans Lightroom (et la deuxième sélection)

Quand j’ai une base de 200 à 400 photos, je passe à la création du magazine directement dans l’interface de Lightroom.

Le logiciel propose une mise en page par défaut. Je parcours ensuite page par page, et c’est là que je fais une deuxième sélection :

  • je supprime les doublons,
  • j’enlève les images qui “fonctionnent moins” en contexte,
  • je rééquilibre les thèmes et les ambiances.

La mise en page prend aussi pas mal de temps. Parfois, je mets 2, 3 ou 4 photos par page. Parfois, au contraire, je laisse une photo respirer sur une double page. Je m’amuse aussi à alterner fond blanc et fond noir selon les séries, pour donner un rendu différent et éviter la monotonie.

3) L’impression via Blurb (intégré à Lightroom)

Une fois la sélection et la mise en page satisfaisantes, j’imprime le magazine via Blurb, directement depuis Lightroom. Blurb propose une qualité que je trouve largement suffisante pour ce type de magazine, et le tarif reste raisonnable : en général je ne dépasse pas 40 €. Je reçois ensuite le magazine environ une semaine après.

Et le gros avantage, c’est que si d’autres personnes veulent un exemplaire, il est possible de refaire une impression. Je me demande même, à l’avenir, si je ne pourrais pas proposer une petite quantité à la vente : un prix accessible pour mes lecteurs, et une façon de soutenir mon travail tout en recevant un bel objet.

Galerie « mes meilleurs shoots de 2025 »

Voici un aperçu des photos que j’ai choisies d’imprimer pour l’édition 2025. J’en suis plutôt très satisfait, et évidemment… le rendu est bien meilleur sur papier que sur écran.

Conclusion

Au final, ce petit magazine, c’est un peu mon “bilan photo” de l’année : ça m’oblige à trier, à assumer mes choix, et surtout à redonner une vraie vie à des images qui resteraient sinon cachées dans un dossier Lightroom. Et une fois sur papier… c’est magique : on regarde différemment, on repère les détails, les cadrages, les couleurs, et on profite vraiment des photos (sans notifications, sans scroll infini, sans écran qui écrase tout).

Si tu shootes beaucoup et que tu as l’impression de ne jamais “finir” ton année photo, je te conseille franchement de tenter l’expérience au moins une fois. Pas besoin de viser la perfection : même un magazine simple, avec une sélection honnête, ça devient un objet que tu gardes, que tu ressors, et qui te replonge instantanément dans tes meilleurs moments. Perso, c’est devenu un rituel, mon rituel de chaque fin d’année.

2 Comments

  • Xavier dit :

    Bonjour,

    Intéressant c’est un bon article pour méditer un peu !

    Au niveau de la qualité du papier, on est sur un papier avec un grammage qui tient la route ? J’ai compris que ça ne rivalise pas avec un vrai papier photo, mais je me pose la question. Perso je fais sur Saal Digital pour les livres souples avec un ratio prix/qualité qui convient, mais le fait de ne pas être sous LR me frustre un peu.

    Bonne continuation

    • Niko C dit :

      Hello ! Merci !
      J’ai cherché mais je n’ai pas trouvé l’info sur le grammage du papier utilisé par Blurb. Pour mes usages, je le trouve bon, c’est très similaire à ce qu’on trouve dans des magazines chez un marchant de journaux… Un peu velouté, pas trop fin, pas trop épais… bref parfait pour moi (mais je n’ai pas une vision complète de la concurrence….) 🙂

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